▲ STOUL.
      peintresse

Riche d’un parcours où styles et matières sont omniprésents, les femmes-chats de Stoul se promènent avec élégance d’expositions en événements. C’est en 2006 qu’elles font leurs premières apparitions sur la surface brute des murs. L’univers du graffiti s’ouvre à Stoul, qui multiplie les rencontres, les collaborations et les projets. En recherche de renouvellement graphique, elle habille actuellement ses femmes-chats de formes géométriques qui ne sont pas sans rappeler les origamis. Stoul fait régulièrement voyager ses modèles en France et à l’Etranger.
Camille Berthelot-du Plessix

▲ EXPO PERSO : LE LAVO MATIK PARIS


LE LAVO // MATIK ARTS URBAINS présente l'exposition de STOUL du 20 novembre au 5 décembre 2015
Vernissage vendredi 20 novembre à partir de 18h.

Active dans la rue comme sur toiles depuis déjà plus de 10 ans, Stoul présente une nouvelle étape de son travail.

"Depuis 2 ans, je fais évoluer les personnages que je peins vers une abstraction géométrique des formes où chacun peut laisser voguer son imagination. Sur une base figurative, les dessins sont construits comme des plans techniques, avec des lignes droites noires, et des couleurs en aplat qui suggèrent des volumes que chaque individu peut interpréter à sa façon. Ce travail est le fruit de ma réflexion que j'appelle "ORU" signifiant à la fois "plier" en japonais, racine du mot "origami" et qui est aussi l'abréviation d'un terme employé dans la politique de la ville "Opération de renouvellement urbain". L'architecture des nouveaux bâtiments m'interpelle, ses composants en lignes et en matières, ses couleurs.
Les thématiques que j'aborde dans mes oeuvres présentées au Lavo//Matik font concrètement le parallèle avec ma pratique, les outils que j'utilise (spray, pochoirs, papier, technologie, robot) et la ville (bâtiments, béton, murs, industrie, pollution, nouveaux paysages). Ce travail est une évolution vers un nouveau dialogue graphique et plastique entre l'humain et la ville.
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Le Lavo Matik
20 bd du Général Jean Simon - Paris 13e


Vidéo par Kedo Stef

▲ VIDEO : ILL=ART STOUL




La création est son moyen d’expression. Peu bavarde, Stoul cache derrière son silence un immense univers à découvrir au travers des objectifs et de la plume de Ill=Art !

Stoul a atteint un tournant de sa carrière artistique : elle transforme ses fameux personnages féminins en passant à des dessins géométrisés. L’artiste entre dans un nouveau monde, qu’elle présentera à partir du 20 novembre au Lavo Matik.

Comment est né ton personnage féminin ?
Au départ je dessinais principalement des chats, habillés, coiffés et avec des humeurs comme des humains. Puis, petit à petit ces chats se sont transformés en femmes. L’élément déclencheur a été le décès de ma grand-mère, en 2005. Je me suis plongée dans ses affaires et j’ai ressenti la nostalgie d’un temps que je n’ai pas connu : le début du XXème siècle, avec ses perles et ses dentelles… Je me suis intéressée à l’histoire des costumes féminins. J’ai alors commencé une série vintage, où j’ai mixé les tenues pour habiller mes personnages.

Pourquoi as-tu décidé d’utiliser des formes géométriques dans tes nouvelles créations ?
Je commence à avoir fait le tour de la mode, y compris la mode un peu futuriste. Et puis je suis devenue maman, j’ai eu envie de m’adresser à mon fils, au futur, au masculin. L’idée de la géométrie s’y prête bien, avec des formes plus dures et des couleurs plus franches.

Comment cela se traduit-il dans tes œuvres ?
On m’a dit que mes personnages étaient très reconnaissables avec leur nez en croix et leurs longs cils. Je cherche à faire disparaître ce personnage en le géométrisant. Mais j’ai gardé les longs cils pour laisser un repère dans l’œuvre. Géométriser la base figurative permet de brouiller les pistes pour que chacun puisse imaginer quelque chose d’autre que le dessin de base. Je ne suis pas encore passée au totalement géométrique, cela m’arrive toujours de faire des personnages avec de la peau. Au niveau des couleurs, j’utilise les teintes vives et pures du cercle chromatique ou des gris, et il y a toujours au moins une couleur métallique pour la lumière.


Quels sont tes prochains projets ?
J’ai envie d’explorer la 3D, la sculpture, de me tourner plus vers l’abstrait et la matière. Dans ce cas, je continuerai à travailler avec des formes géométriques. Pourquoi pas un jour travailler le métal aussi. Cela me permettrait de réutiliser les machines et les techniques que j’avais apprises à l’école Boulle.


Que va découvrir le public lors de ton exposition au Lavo Matik ?
Je ne préfère pas trop en parler pour laisser la surprise ! Tout ce que je peux dire c’est que ce travail est le fruit de ma réflexion que j’appelle « ORU », signifiant « plier » en japonais, racine du mot « origami ». C’est aussi l’abréviation d’un terme employé dans la politique de la ville : « Opération de renouvellement urbain ». L’architecture des nouveaux bâtiments m’interpelle, ses composants en lignes et en matières, les couleurs. Les thématiques que j’aborde dans mes œuvres présentées au Lavo Matik font concrètement le parallèle avec ma pratique, les outils que j’utilise et la ville. Ce travail est une évolution vers un nouveau dialogue graphique et plastique entre l’humain et la ville.

Propos recueillis par Delphine Proustwww.illart.fr/portfolio/stoul-2/

▲ MURAL / STREET ART : LE CLIMAT AU PIED DU MUR - CARE FRANCE - COP 21 PARIS



A trois mois de la COP 21, cinq artistes d’arts urbains et l’ONG internationale CARE France inaugurent un parcours de plusieurs oeuvres de street art mettant en avant les impacts du changement climatique sur les droits humains pour sensibiliser les Français à l’urgence d’obtenir un accord climatique ambitieux et juste lors du Sommet sur le climat COP 21, qui aura lieu à Paris en décembre 2015.

STOUL s'engage et décline sa vision personnelle et artistique des impacts du changement climatique sur le droit humain fondamental d'accéder à l'eau potable. Sa peinture murale est visible sur Le Point Éphémère Paris 10e.

Ce projet est réalisé avec le soutien de la Mairie de Paris et a été labellisé « COP21-CMP11 / Paris 2015 » par le ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie.

Des balades guidées, ouvertes à tous, sont organisées tous les samedis à 11h jusqu'en décembre 2015.
Inscrivez-vous à la balade spéciale "COP21 / Le climat au pied du mur" avec l’association L’Alternative Urbaine.

Ce parcours est intégré à la programmation off de la Nuit Blanche du 3 octobre 2015.